Un petit point sur mon parcours politique

L’élection présidentielle approche. À cette occasion, je souhaite faire un point sur mon parcours politique de ces dernières années. Cela fait quatre ans que je n’ai rien posté sur ce blog!

Beaucoup de choses ont changé et pourtant les priorités que j’évoquais pour les élections présidentielles de 2012 sont encore bien d’actualités.

On peut toutefois noter une amélioration notable: le revenu de base fait désormais partie intégrante du débat public et c’est une bonne chose. « Rien n’arrête une idée dont le temps est venu. » aurait-dit Victor Hugo. Je crois bien que l’heure du revenu de base approche à grand pas. J’ai toujours adhéré au MFRB (Mouvement Français pour le Revenu de Base) pour soutenir leur travail. Merci à eux.

Pour les institutions, rien n’a vraiment changé. Mais mon envie de faire bouger les lignes reste bien là. C’est ainsi que lors des dernières élections européennes, j’ai découvert Nouvelle Donne, un jeune parti politique avec des valeurs intéressantes et une charte éthique digne de ce nom. J’y ai donc adhéré et me suis impliqué assez fortement.. jusqu’à aller à Paris pour me faire auditionner par un jury chargé de sélectionner les membres du Conseil Citoyen qui devait diriger le parti. Je n’ai pas été retenu mais j’ai trouvé ma place dans un comité régional et au sein de l’équipe numérique. L’aventure a été extrêmement riche humainement parlant mais aussi extrêmement décevante d’un point de vue politique.

La base a su développer un programment politique intéressant et assez élaboré (repris par d’autres d’ailleurs), mais son fondateur Pierre Larrouturou n’a jamais su lâcher les rênes et les efforts de structuration interne sont rapidement devenus des sources de conflits… à ce jour, ce parti est son outil et son tremplin pour les élections présidentielles, ce n’est plus le mouvement citoyen qu’il avait vocation à être. Nous étions plus de 10000 après les élections européennes, ils ne sont plus que quelques centaines à avoir voté pour un énième changement de bureau.

Bref, ma première expérience politique m’a laissé sur ma faim. En parallèle, j’ai suivi le déroulement de laprimaire.org où je découvre le scrutin par jugement majoritaire qui, comme la méthode Condorcet que je défendais jusque là, permet de classer tous les candidats en un seul tour en exprimant un avis sur chacun d’entre eux. Je participe donc à cette expérience… c’est là que je découvre Charlotte Marchandise et son programme et je lui attribue la première place de mon vote avec une mention « Très Bien ». D’autres semblent penser comme moi et elle gagne cette primaire.

Une telle candidature citoyenne est inédite mais une petite équipe s’est formée autour de Charlotte (on y retrouve plusieurs anciens de Nouvelle Donne!) et l’aventure continue. J’ai décidé d’apporter ma petite pierre à l’édifice en faisant un don conséquent et en aidant dans la recherche des parrainages.

La suite reste à écrire. Mais je vous invite à prendre votre part dans ce récit!

Si j’étais président…

Cet article s’adresse à tous les hommes politiques qui vont diriger la France dans les prochaines années, aussi bien de gauche que de droite. Le changement a été un leitmotiv dans ces dernières élections… mais le changement qu’il faut à la France doit aller bien plus loin que les promesses faites dans la campagne.

Les thèmes que je vais aborder n’ont pas été au cœur de la dernière campagne présidentielle, mais il n’en reste pas moins qu’ils sont essentiels. Les hommes et femmes politiques qui auront le courage de mener ces réflexions et de faire évoluer notre pays, auront toutes les chances de rentrer dans l’Histoire.

Je réfléchirai à la réforme du système monétaire

L’effondrement du système financier international est à la une des médias et tout le monde suit cela comme un feuilleton à rebondissements. Personne ne s’interroge sur comment on en est arrivé là. Ou alors les explications données sont bien superficielles…

Pourtant le problème est systémique. Peu de personnes savent que l’argent en circulation est en réalité de l’argent dette. Chaque fois qu’une banque accorde un crédit, l’argent correspondant est créé. Malheureusement l’argent nécessaire pour rembourser les intérêts du crédit, lui n’est pas créé. Il faut donc le prendre sur l’argent déjà en circulation (et qui provient donc de crédits d’autres personnes/entreprises/états). Au final, pour que le système fonctionne correctement, il faut une masse monétaire en augmentation régulière.

Ainsi donc lorsque les banques arrêtent d’accorder de nouveaux crédits, elles créent automatiquement les conditions pour qu’une parties des créditeurs soient dans l’incapacité de rembourser leurs prêts. Les faillites deviennent inéluctables et le chômage s’envole.

Face à ces problèmes récurrents, il faut travailler à un nouveau système en gardant à l’esprit que l’argent est un outil au service de l’homme (dont l’objectif est de faciliter les échanger de services et de biens), et qu’on ne peut accepter la situation actuelle où la majorité de l’argent sert à auto-alimenter un système financier en déroute alors même que 10 à 20% des personnes n’ont même pas les moyens d’en gagner faute de travail rémunéré.

Je n’ai pas de solution miracle mais il me semble évident que les états (ou l’Euroland, la nouvelle Europe politique en gestation) doivent reprendre un rôle plus important dans le processus de création monétaire. Peut-être aussi faut-il changer les règles pour encourager la circulation de l’argent plutôt que sa thésaurisation. Le recours plus important à des monnaies alternatives est également une piste à explorer.

Quelques liens sur le sujet:

J’instaurerai le revenu de base

Le revenu de base est une évolution nécessaire de notre société. Il s’agit d’un revenu versé à chaque homme, femme, et enfant, et dont le montant doit leur permettre de se nourrir et de se loger.

Versé à tous les citoyens, quels que soient leur richesse ou leur condition sociale, ce revenu est un symbole d’égalité entre les hommes. Il encourage la création de familles et la vie en communauté, car le cumul des revenus de base et le partage des coûts d’un logement permet de vivre dans de meilleures conditions.

Ce revenu répond ensuite à une exigence de solidarité. Les gains de productivité et les progrès technologiques font que le plein emploi n’est qu’un souvenir des trente glorieuses. Il n’est plus nécessaire que tout le monde travaille pour assurer le minimum vital à toute la population. Et pourtant, sans ce revenu de base, travailler est le seul moyen de gagner l’argent nécessaire à sa propre survie. Il faut casser ce cercle vicieux qui nous a entraîné discrètement mais sûrement vers une société d’hyper-consommation, puisque consommer toujours plus a été le seul moyen que l’on a trouvé pour fournir du travail à une majorité de personnes (au détriment des ressources de la planète qui ont été pillées pour alimenter cette sur-activité).

Enfin, ce revenu répond à un besoin de liberté. Liberté de choisir son travail d’abord: lorsque nos besoins vitaux sont assurés, il n’y a plus de raison de prendre le travail comme un mal nécessaire. Les tâches ingrates devront être mieux rémunérées (ou alors être effectuées par des machines), sans quoi les gens préféreront utiliser leur temps à d’autres occupations. Liberté d’entreprendre également: créer son entreprise est est soudainement nettement moins risqué, puisque le revenu de base fournit l’assurance de pouvoir se relever d’une faillite.

Le France, si fière de sa devise « Liberté, Égalité, Fraternité », est le pays idéal pour mettre en place ce revenu de base et montrer le chemin au reste du monde. Une telle réforme modifiera profondément notre société, mais celle-ci sera enfin le reflet collectif de nos choix personnels. Lorsque les gens ne seront plus focalisés sur leur propre survie, ils pourront enfin s’attarder sur d’autres préoccupations comme les enjeux écologiques auxquels nous faisons face.

Bien sûr, une telle mesure coûterait très cher. Mais elle remplacerait avantageusement la majorités des aides existantes, y compris la retraite, et pourrait aussi être partiellement financée par la création monétaire si l’état en reprenait le contrôle. Il s’agit plus d’une question de volonté politique que d’autre chose.

Quelques liens sur le sujet:

Je changerai le mode d’élection

Nos institutions politiques sont vieillissantes et une sixième république est une nécessité. Bien des changements sont souhaitables, mais je n’aborderai qu’un seul changement dans cet article: le mode de scrutin pour les différentes élections.

À chaque élection la question du « vote utile » revient. Faut-il voter le parti dont on se sent le plus proche qui n’a pas que peu de chances de gagner, ou bien faut-il choisir un gros parti à l’idéologie pas trop éloignée pour s’assurer que ce dernier sera bien représenté au deuxième tour ? Cette question ne devrait pas avoir lieu d’être. Il faut donner le moyen aux Français de voter selon leurs convictions réelles, et il faut que le vainqueur de l’élection soit le candidat le plus consensuel.

Fort heureusement, cela existe déjà et c’est employé par de plus en plus de structures associatives. Cela s’appelle le vote de Condorcet. Au lieu de ne choisir qu’un seul candidat, les électeurs classent les candidats par ordre de préférence. Il suffit d’un tour pour identifier un vainqueur. Bien entendu, le décompte des votes est un peu plus compliqué mais nous sommes en 2012 et l’informatique rend cela relativement aisé (tout en offrant à chaque citoyen la possibilité de vérifier si son vote a correctement été pris en compte).

Je préparerai les jeunes à être des adultes responsables et impliqués

Si l’on veut changer le monde, il faut changer les gens. C’est une mission de longue haleine qui se joue essentiellement à l’école. En effet, c’est à l’école que revient la lourde charge de préparer nos enfants à faire face aux défis de demain… et ces défis sont multiples, il ne s’agit pas simplement d’avoir les compétences nécessaires pour trouver un travail.

Il s’agit d’être de bons citoyens capables de prendre des décisions averties. Ils vont devoir élire des dirigeants sur des programmes économiques, sociaux et politiques. Il est donc impératif que tout un chacun ait des connaissances minimum sur l’ensemble de ces sujets. J’ai fait des études jusqu’au niveau ingénieur et pourtant on ne m’a jamais appris le mécanisme de création monétaire!

Il s’agit d’être de bons consommateurs. Ou plutôt des consomm-acteurs comme on dit de nos jours. Si tout le monde était convaincu d’avoir un réel pouvoir en sélectionnant attentivement ce qu’ils achètent (ex: électroménager garantie 20 ans, produits bio et locaux, etc.), le paysage économique serait différent.

Il s’agit d’être prêt a gérer une multitude de responsabilités comme fonder une famille, créer une entreprise ou diriger une association. Pour cumuler ces rôles avec succès, il y a des outils et des méthodes d’organisation, l’école devrait les présenter pour que chacun puisse choisir le mode de fonctionnement qui lui convient.

Enfin et surtout, il s’agit de s’assurer que chaque enfant ait pu donner un sens à sa vie. Leur épanouissement ne sera total que s’ils peuvent s’engager dans un travail ou dans une direction en adéquation avec leur sensibilité personnelle.

J’évaluerai l’efficacité de mon travail avec le baromètre du bonheur des Français

J’aurai à cœur que chaque citoyen trouve sa place dans la société et soit heureux de la contribution qu’il apporte. La plupart des statistiques (côtes de popularité, taux de chômage, croissance, PNB, etc.) sont bien insignifiantes lorsque le bien-être de ses concitoyens est l’objectif essentiel. Prenons exemple sur le Bhoutan et son indice du Bonheur national brut

Et si on parlait du revenu de base ?

Ces derniers temps ont été très agités socialement… tout cela pour 2 années supplémentaires avant l’âge officiel de la retraite. Franchement je ne vois pas là dedans un motif de descendre dans la rue.

Je serai plus disposé à le faire pour une vraie avancée sociale : le dividende universel ou le revenu de base. Il s’agit d’un revenu fixe donné à tout le monde sans conditions, ce revenu doit être suffisant pour se loger et se nourrir. Évidemment cette proposition est difficile à financer, mais cela rend caduques la retraite, le chomâge, les allocations familiales et le RSA/RMI. Et si l’on veut la financer, on le peut, c’est juste une question de volonté politique.

Quel est l’intérêt de ce revenu de base ? Rendre la liberté à chaque individu et remettre l’économie au service des gens plutôt que l’inverse. Les travaux dégradants que personne ne veut faire seraient automatiquement revalorisés, les entrepreneurs seraient plus nombreux car une faillite n’entraîne pas une situation précaire, les familles sont favorisées car elles cumulent plusieurs revenus de base, et chacun est libre d’apporter ce qu’il veut à la société. Les implications sont nombreuses et certaines poseront des problèmes, mais l’économie se transformerait pour y répondre.

Un film suisse (« Grundeinkommen ») présente la proposition et répond aux critiques les plus communes. Ce film a été traduit en Français, et je vous invite à le visionner sur www.revenu-de-base.org, il est fort instructif. Faites-le maintenant ou notez-le vous dans votre liste de choses à faire.

J’aime particulièrement l’introduction : nos ancêtres ont travaillé dur pour augmenter la productivité afin que l’on puisse travailler moins aujourd’hui. Mais en fait on ne travaille pas moins. Tout le monde doit travailler pour subvenir à ses propres besoins alors même que nos besoins essentiels ne nécessitent plus que tout le monde travaille. Il est temps de laisser les gens choisir s’ils veulent travailler pour avoir plus de revenus ou s’ils préfèrent utiliser leur temps à d’autres activités dont certaines sont sûrement tout aussi utiles (sinon plus) à la société sans pour autant être rémunérées (bénévolat dans les associations, éducation correcte des enfants, développement de logiciel libre pour un cas qui me concerne de plus près, etc.).

Pour conclure, j’aimerai faire remarquer que pas un seul parti politique français n’a entamé de réflexion à ce sujet. Alors qu’en Allemagne, en Suisse et en Autriche, le sujet a au moins été évoqué. On entend déjà parler des élections présidentielles de 2012, j’espère que nous saurons faire de cette proposition un élément du débat politique car il s’agit là d’une question de société essentielle.

PS: Certains proposent d’utiliser l’accroissement de la masse monétaire pour financer ce revenu de base et faire ainsi d’une pierre deux coups. Cela permettrait de se débarrasser du problème de la création monétaire par la dette en remettant la création monétaire sous le contrôle de l’état.

Ca va couper

À voir. Pendant que la loi Hadopi fait son chemin législatif et nous rapproche toujours plus d’une France qui surveille les activités de tous ses citoyens (comme la Chine, oui), l’UFC Que Choisir essaie au moins de médiatiser la problématique en espérant que les hommes politiques reviennent sur Terre plutôt que de céder aux lobbies financiers qui sont derrière toutes ces lois répressives.

Ce triste constat a également été fait par Lawrence Lessig, grand défenseur de la culture libre aux États-Unis, c’est pourquoi il tourne désormais ses efforts vers la lutte contre la corruption avec son initiative Change Congress. N’y a t’il pas d’initiative similaire en France ?

Notre système monétaire et financier

Avec la crise financière internationale que nous connaissons, il est légitime de s’interroger sur ses causes et sur le fonctionnement de notre système monétaire et financier : c’est à ce moment là qu’on se rend compte que la majorité des personnes (moi y compris) n’est même pas capable de répondre à une simple question comme « D’où vient l’argent ? » ou « Combien y a t’il d’argent en circulation ? ».

Personnellement, je suis boursicoteur depuis de nombreuses années et je considère être relativement bien informé dans le domaine de la finance mais j’ai tout de même été estomaqué par ce que j’ai appris dans le petit film documentaire nommé « L’argent dette » de Paul Grignon. Il dure 52 minutes mais cela vaut vraiment le coup de les prendre pour rattraper les leçons d’économie que l’on n’a pas eues au lycée!


L’Argent Dette de Paul Grignon on Vimeo.

Il y a (à la fin) des éléments qui poussent à nous interroger sur ce que pourrait être notre modèle de société si on revenait en arrière sur la décision bizarre que nos gouvernement ont prise de ne plus créer d’argent mais de l’emprunter à des banques privées. J’aimerai beaucoup avoir des réactions de la part de personnes qui ont réfléchi à cette problématique et qui ont identifié des problèmes (autre que l’inflation) dans un modèle où le gouvernement gérerai la création de l’argent et son injection dans la société.

Note: l’adaptation française du documentaire est dûe à Bankster. On trouve sur ce site du contenu nettement moins crédible que la vidéo mentionnée, notamment tout ce qui concerne la théorie du complot des banquiers pour s’approprier le monde.

Compléments : Ceux qui préfèrent la lecture peuvent consulter la page de Wikipédia sur la création monétaire. On y retrouve les éléments exposés dans la vidéo comme l’effet multiplicateur du crédit et l’on apprend que les réserves obligatoires ne sont que de 2% dans la zone Euro. L’avantage financier que constitue l’encaissement des intérêts sur de l’argent créé s’appelle le seigneuriage et bénéficie aux banques commerciales pour l’argent dette alors qu’il pourrait bénéficier à l’État et donc à la société si on le souhaitait. Un économiste Français, prix nobel d’économie en 1988, a d’ailleurs déjà réfléchi à ces possibilités : Maurice Allais propose une réforme profonde de la fiscalité dans un de ses nombreux livres. On trouve donc amplement matière à réflexion et l’on peut regretter que les débats politiques n’abordent jamais toutes ces questions autrement plus importantes que le débat sur la durée du travail ou autres détails politiques qui peuvent accaparer l’attention des médias.

Compléments du 27/10/2008 : l’émission Arrêt sur images s’est attardée sur cette vidéo et détaille quelques erreurs factuelles (sur l’histoire de l’orfèvre) ainsi que des points oubliés ou peu mis en avant comme la destruction monétaire associée au remboursement du prêt. Alexandre Delaigue, professeur d’économie, revient sur sa participation à cette émission dans son blog (Econoclaste).

La politique s'emballe … en bien et en mal

Du côté de DADVSI, la pétition progresse à un bon rythme : avec plus de 86000 signatures, on atteindra peut-être le cap de 100000 personnes avant le jour du vote. De plus, il semble que plusieurs députés proposeront des amendements qui vont dans le bon sens : obligation de fournir les informations nécessaires à toute personne qui souhaite mettre en oeuvre une mesure d’interopabilité, protection des chercheurs dévoilant les failles des mécanismes de protection, mécanismes ne pouvant protéger que l’accès à la première lecture d’un contenu, etc. Je pense qu’on en saura plus sur ces amendements dans les prochains jours… j’ai transmis les informations dont je disposais à EUCD.info pour qu’ils les relayent efficacement. Et même si le combat est loin d’être fini, je tiens à remercier tous ceux qui ont déjà oeuvré (dans l’ombre) en discutant avec les députés et autres responsables politiques.

Du côté des mauvaises nouvelles, et parce qu’il est difficile de se mobiliser sur tous les fronts ouverts, le parlement européen a encore adopté une directive stupide : un directive instorant le stockage de logs pour les FAI pour une durée minimum de 6 mois. Ainsi les FAI devront stocker l’expéditeur et le(s) destinataire(s) de chaque email transitant par eux. Pourquoi et pour qui ? Pour les services de renseignement généraux, pour la justice et pour les intérêts privés lorsque cela est justifié. Qui doit payer ? Le consommateur … parce qu’une fois de plus il est le « criminel potentiel ». Bien entendu les vrais criminels sont suffisamment intelligents pour employer des serveurs étrangers (ou leur propre serveur) et passer au travers des mailles de ce flicage stupide.

Enfin, je veux finir ce billet par une note positive : les députés font aussi des bonnes choses. Merci à André Santini d’avoir proposé de changer la loi pour reconnaître les pétitions électroniques. Espérons que cela passe et que cela permette enfin à nos législateurs d’être un peu mieux à notre écoute.

Politique sponsorisée …

Je découvre une nouvelle histoire hallucinante.

Pour faire court, une conférence des Nations Unies a eu lieu, de nombreuses personnes dont certains acteurs du libre y ont participé et ont rédigé un document sur la propriété intellectuelle (DADVSI ca vous rappelle quelque chose ?). Il y avait des opinions divergentes dans cette conférence mais un texte commun a tout de même pu être rédigé. Quelques mois plus tard, lorsque ce document est publié et annoncé, il a été largement modifié… toute référence au logiciel libre a disparu et des ajouts disant que « les DRM c’est bien » ont eu lieu.

Que découvre t’on alors ? Que Microsoft a financé la conférence et qu’ils ont modifié le texte entre temps … tout cela ayant été maquillé dans un pseudo-processus ouvert via un blog qui n’a été annoncé à aucun des participants de la conférence (mis à part ceux qui ont financé cette dernière…).

Que faut-il en retenir ? Que les événements politiques ne doivent jamais être financés par des intérêts privés … et qu’il ne faut pas faire confiance aux institutions même les plus réputées ! Il s’agit des Nations Unies tout de même !

Pour être capable de répondre à ce genre d’attaques, il nous faut des gens pour faire le lobbying politique qui va bien. Mais c’est un travail de longue haleine qui coute cher, c’est pourquoi la FSFE vous invite à rejoindre les rangs de sa communauté. Vous financerez ainsi des volontaires prêts à agir dans ce sens.

Faites circuler la nouvelle, les médias sont soumis à des pressions pour ne pas révéler cette histoire, c’est donc à nous de faire circuler l’information pour que de telles surpercheries ne se reproduisent plus.

Urgence: logiciel libre et DADVSI

À nouveau, je réitère l’appel lancé il y a quelques semaines à propos du projet de loi liberticide dadvsi. Il est ahurissant de voir comment les lobbys traitent les partisans du logiciel libre. Voici un court extrait d’un communiqué de la FSF France relatant quelques uns de leurs propos :

Vendredi 18 novembre 2005, au ministère de la Culture, le SNEP et la SCPP déclarent aux auteurs de Logiciel Libre : « Vous allez changer vos licences. » La SACEM ajoute : « Vous allez arrêter de publier vos logiciels. » Et se déclare prête à « poursuivre les auteurs de logiciels libres continuant de divulguer leur code source » si l’amendement « VU/SACEM/BSA/FT Division Contenus » était voté par les parlementaires.

Allez-voir le communiqué complet. Une fois que vous êtes dégoutés, décidez-vous à agir. Je vous suggère d’écrire à votre député, vous pouvez vous inspirer de divers courriers publiés sur EUCD.info.

Il est grand temps d’agir !

PS: J’ai écrit à 4 députés de circonscriptions qui me concernent. Faites-en autant !