La semaine de 4 heures

Couverture de La semaine de 4 heures

Je vous propose à nouveau une lecture pour cet été, ca parle de vacances mais pas seulement…

Thimoty Ferriss s’appuie sur sa propre expérience pour expliquer comment tout un chacun peut essayer de devenir un « Nouveau Bienheureux », une de ces personnes qui profitent de la vie maintenant au lieu de se contenter d’une perspective de retraite encore lointaine. Partant de là, il nous invite à réfléchir sur nos rêves et sur ce que nous souhaitons réellement réaliser dans la vie. Une étude détaillée de ces derniers nous apprend qu’ils ne sont souvent pas si inaccessibles que nous voulons bien le croire. Simplement notre mode de vie et nos préjugés nous empêchent de les considérer comme réalistes. De plus, leur coût paraît souvent rédhibitoire.

L’auteur entreprend donc de nous guider pas à pas pour résoudre ces différents problèmes. Il remet en cause notre mode de vie et nous incite à devenir propriétaire d’une entreprise dont l’objectif ultime est d’assurer le financement de nos rêves tout en ne nécessitant qu’un minimum de travail. Les chapitres se succèdent pour expliquer les modalités : trouver une idée de produit à marge importante, automatisation de tout ce qui peut l’être, externalisation du reste… le tout saupoudré de conseils concrets pour obtenir une efficacité maximum. Efficacité d’autant plus importante lorsque l’on est salarié, et qu’il faut être meilleur que ses collègues pour mettre toutes les chances de son côté en vue d’une négociation d’un accord de télétravail. En effet, la mobilité fait partie intégrante de l’art de vivre des nouveaux bienheureux. Le livre se termine sur des conseils pratiques pour organiser ses voyages et profiter pleinement des nombreuses mini-retraites que ce nouveau mode de vie rend désormais possibles.

En achetant ce livre, je n’en attendais pas grand chose… je suis habitué aux livres de boursicotage faisant miroiter des perspectives alléchantes mais dont la mise en œuvre est très délicate pour ne pas dire impossible. J’ai pourtant été agréablement surpris, ce livre ne se concentre pas uniquement sur la partie entrepeneuriale du projet, il distille des conseils applicables à tous et nous pousse à remettre en cause notre situation… certaines de ses recommandations recoupent d’ailleurs les principes énoncés dans Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent. Ayant lu la semaine de 4 heures avant ce dernier, les réflexions de Thimoty Ferriss ont réellement attisé un désir de réfléchir sur ma situation et mon mode de vie.

Travailler quatre heures par semaine n’est pas réaliste pour tout le monde, mais tout le monde a la possibilité de changer son mode de vie pour l’améliorer et ce genre de livres est là pour nous le rappeler.

Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent

Couverture les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu'ils entreprennent

Bien que le titre laisse craindre un énième livre avec des recettes miracles, il n’en est rien. Le terme d’habitude signale simplement qu’il est important d’assimiler les principes énoncés pour que les mettre en œuvre devienne naturel. Ces principes ne sont pas des recettes mais des lignes directrices qui doivent nous guider dans chacun de nos choix pour tirer le meilleur de nous-mêmes et des autres. Voici un bref résumé.

Habitude 1 : soyez proactifs

De choix il est justement question dans la première habitude. Celle-ci nous explique en effet qu’à chaque « stimulus » nous pouvons choisir notre réaction. Ainsi, lorsqu’un événement nous énerve ou nous agace, il en va ainsi parce que nous l’avons choisi. Bien souvent la société ou notre entourage nous fournit des réactions toutes faites (et dans ce cas nous ne faisons pas réellement usage de notre possibilité de choisir), mais elles ne sont que rarement en concordance avec nos objectifs personnels.

Habitude 2 : sachez dès le départ où vous voulez aller

La deuxième habitude s’attache justement à définir nos objectifs personnels. L’auteur nous invite à nous projeter dans le futur le plus lointain possible : « que voulez-vous qu’on dise de vous le jour de votre décès ? ». Ainsi pour chaque rôle que l’on assume (employé, parent, ami, membre d’une association, etc.), il faut trouver des objectifs qui nous motivent réellement et dont on serait fier. Puis il faut les formaliser dans un énoncé de mission personnel. Cette capacité à se projeter dans le futur et à imaginer les conséquences de ses actes est le fondement de cette habitude. Les choix quotidiens sont plus faciles à faire si l’on sait où l’on va.

Habitude 3 : donnez la priorité aux priorités

La troisième habitude nous aide à gérer notre temps. Nous avons tous des longues listes de choses à faire et il est facile de se laisser submerger malgré une organisation méthodique. L’auteur nous invite à évaluer toutes les tâches selon deux axes, l’urgence et l’importance. La première s’évalue selon le délai disponible et la seconde selon la contribution de la tâche à nos objectifs personnels. À partir de là, il faut consacrer son temps aux tâches importantes (qu’elles soient urgentes ou non) et limiter le temps alloué aux tâches non-importantes. Il est important de passer du temps sur les tâches importantes non-urgentes car celles-ci contribuent généralement à l’amélioration de la situation à long terme (ex : prévenir les problèmes au lieu de les gérer).

Ces trois premières habitudes sont centrées sur l’individu et permettent normalement à tout un chacun de mieux appréhender sa vie. Mais la vie humaine se conçoit avant tout en société, c’est pourquoi les trois habitudes suivantes concernent les relations avec les autres.

Habitude 4 : pensez gagnant/gagnant

La quatrième habitude nous invite à dépasser les situations inutilement manichéennes. Lorsqu’une décision ne convient pas à l’une des parties, il est souvent possible de prendre une autre décision qui convienne à tout le monde. Il ne s’agit pas forcément de compromis : une fois les attentes de chacun clairement formulées, notre imagination peut trouver des solutions inattendues. Enfin, en dernier recours, on peut aussi envisager le statu-quo pour éviter de faire un perdant.

Habitude 5 : cherchez d’abord à comprendre, ensuite à être compris

La mise en œuvre de la 4ème habitude requiert une volonté de satisfaire les attentes des autres et cette 5ème habitude en est un prolongement naturel. L’écoute par empathie suppose d’aller dans le sens de son interlocuteur pour mieux connaître son mode de pensée, le paradigme dans lequel il évolue. Cela permettra aussi de formuler nos attentes de manière à ce qu’elles résonnent plus dans son esprit.

Habitude 6 : profitez de la synergie

La sixième habitude nous laisse miroiter des perspectives aussi intéressantes qu’inattendues. Créer des situations synergiques nécessite que les différents participants aient bien acquis les principes 4 et 5 et qu’ils se fassent confiance pour trouver collectivement une solution innovante. En effet, un processus de création synergique est dirigé par tout le monde et personne à la fois, il est donc difficile de prévoir les résultats mais ils sont bien souvent meilleurs qu’espérés car l’ensemble forme un tout bien plus important que la somme des parties.

Habitude 7 : aiguisez vos facultés

Enfin, la septième et dernière habitude est probablement une des plus importantes. Elle nous rappelle que nous devons chercher un équilibre conjuguant le physique, le mental, le social et le spirituel. Nous ne pouvons aller de l’avant que si nous le voulons et cela n’est possible que si l’on est bien dans sa peau. Il est donc important de passer du temps à s’entretenir physiquement, à apprendre de nouvelles choses, à faire le point sur ses objectifs, c’est un investissement sur soi-même — le plus rentable qui soit.

Avis personnel

Je ne saurai que vous recommander ce livre de Stephen R. Covey. En le lisant je me demandais pourquoi notre éducation à l’école ne passait pas par la lecture de ce genre de témoignages, tant il me semble que ce livre peut aider à se forger une identité et à donner du sens à nos vies. Quoi qu’il en soit, même si l’on n’adhère pas forcément à cette vision des choses, l’exploration de ces principes reste intéressante, d’autant plus qu’ils sont agrémentés d’exemples très concrets.

Droits d'auteur sur les ebooks

Nous sommes au balbutiement du marché des livres électroniques, et à ce titre les auteurs doivent faire attention aux contrats que les éditeurs veulent leur faire signer.

Il n’est pas difficile de comprendre que la diffusion électronique d’une œuvre est sans comparaison possible avec celle d’un livre papier : il n’y a pas de coût d’impression (15% du prix d’un livre), il n’y a pas de stock et donc un risque financier nettement moindre pour l’éditeur, la distribution se fait plus facilement en direct sur Internet, et même si des revendeurs tiers intervenaient, ils n’ont plus de raison de demander 40 à 50% de remise sur le prix public (10 à 15% suffirait à dégager une marge).

Il faut donc insister pour que la rémunération sur les livres électroniques soit à la hauteur de ces économies. On peut écouter les arguments des éditeurs pour refuser ce changement dans la rémunération des auteurs, mais cela ne traduit que leur frilosité face à l’inconnu, la peur de scier la branche sur laquelle ils sont assis. Et pourtant, ils vont devoir y venir, sinon d’autres le feront à leur place. Le monde de l’édition est en pleine mutation, et comme souvent, seuls ceux qui savent s’adapter prospéreront.

Parmi ceux qui ouvrent la voie, j’aime citer François Bon avec son initiative Publie.net, ou encore The Pragmatic Programmers pour l’édition de livres techniques sur l’informatique. Mais chez les grands éditeurs (Français au moins) tout reste à faire… je salue tout de même l’initiative d’Eyrolles qui propose leurs ouvrages sans DRM sur Izibook (avec une différence de prix substantielle en général).

Pour ceux qui ont besoin d’éléments concrets à opposer à leur éditeur, la « Guilde des auteurs » (association américaine défendant les intérêts des auteurs) indique clairement sur sa page concernant les droits électroniques que le partage des gains à 50/50 est en passe de devenir le standard :

Although electronic publishing is still an evolving industry without clear standards, not long ago, Random House announced an intention to evenly split ebook sales revenue with authors. Before this announcement, Random House had been offering authors royalties of no more than 15% of the retail price of an ebook. Many other publishers, including Harper Collins, have started to offer a 50-50 split of net proceeds also. Therefore, you should negotiate to receive no less.