Objectif Oïkos, pour une économie au service de la vie

Parfois, il est bon de prendre du recul et de juger ses actes à la vue du dessein plus grand que l’on poursuit… et quand je regarde ce que font les hommes politiques de gauche comme de droite, j’ai juste envie de pleurer.

parlement

Heureusement d’autres personnes savent voir plus loin que le prochain sondage et prennent le temps de réfléchir au monde que nous voulons construire. Les membres du cercle des jeunes dirigeants (CJD) en font visiblement partie. Ils ont publié le livre blanc Objectif Oïkos dans lequel ils proposent une véritable refondation de notre système économique autour des impératifs sociaux, économiques et environnementaux d’aujourd’hui.

L’expression « pour une économie au service de la vie » nous rappelle que l’économie doit servir les hommes mais également la nature dans son ensemble, puisque sans elle il n’y a pas de vie.

Je ne vais pas détailler le contenu du livre, je vous inviter à vous le procurer et à le lire (il est également disponible sur le site de l’association).

J’aimerai toutefois citer un passage et vous en donner un aperçu:

Donnons à chacun, sans aucune condition, les moyens
minimaux d’une existence digne. [...] Nous proposons ainsi que chaque adulte reçoive une somme de 400 euro tous les mois, la moitié pour les mineurs. Cette allocation universelle (AU), inconditionnelle, versée systématiquement à chacun, de la naissance à la mort, est le meilleur moyen d’éliminer tout risque d’extrême pauvreté.

Il ne s’agit ni plus ni moins que du revenu de base dont je vous ai déjà parlé. Et il est proposé ici par des entrepreneurs et des chefs d’entreprise. Preuve s’il en était que cette idée transcende les clivages.

Plus généralement, d’un point de vue fiscal, c’est une véritable remise à plat du système qui est préconisée en ne conservant que quelques impôts et taxes: taxe généralisée sur l’actif net (comprendre « taxe sur le patrimoine »), impôt universel de redistribution du revenu, CSG santé, cotisations sociales employeurs, TVA, biotaxes (j’aime notamment la taxe sur l’obsolescence qui sur-taxe progressivement tout produit dont la garantie est inférieure à 15 ans).

Je terminerai cet article en reprenant les 12 propositions principales du CJD (extrait du livre), en espérant que cela vous donne envie de découvrir plus en détail comment et pourquoi ces différentes propositions répondent à de réels problèmes.

  1. L’allocation universelle payée à tous les résidents français par tête sans aucune distinction de condition, revenu, statut, âge, remplace environ 30 régimes divers d’aide sociale.
  2. La Taxe générale sur l’Actif Net (TAN) remplace l’Impôt sur les sociétés (IS), les Droits de succession, l’Impôt Foncier, l’ISF. Elle est payée par les personnes physiques.
  3. Des biotaxes sont introduites progressivement pour préserver le capital naturel de la dégradation.
  4. La compétitivité des entreprises est renforcée grâce à la suppression de l’IS et à la réduction des charges sociales sur les salaires.
  5. Un bulletin de rémunération simple et lisible en quelques lignes permet de comprendre aisément la nature et l’utilité des prélèvements.
  6. Un Passeport Oïkos permet la capitalisation de droits sous forme de « miles ». Il permettra à chacun d’assurer notamment sa formation tout au long de sa vie.
  7. Un nouveau Droit de l’Entreprise régie l’Entreprise des Hommes. Il existe un Droit des sociétés, pas de Droit de l’entreprise. Il s’agit de rompre avec la logique capital-pouvoir, actionnariat-salariat. Mettre l’économie au service de l’Homme, c’est faire que l’entreprise appartienne à ceux qui y travaillent.
  8. Une Bourse Éthique à Viscosité Assurée (BEVA) propose aux entreprises et investisseurs une voie de sortie du courtermisme. Nous instillons une contrainte de viscosité dans les mouvements financiers, afin de décourager les flux massifs de capitaux à court terme en recherche de placements purement spéculatifs, destructeurs pour l‟entreprise et ses Hommes.
  9. Les activités de banque de dépôt et banque d’investissement / d’affaires sont séparées.
  10. L’argent liquide est supprimé. Il s’agit d’une mesure radicale pour lutter contre les fléaux de la drogue, de la corruption et du travail non déclaré. Les billets en circulation permettent le développement d’économies souterraines, parallèles ou occultes. Celles-ci échappent aux prélèvements fiscaux et sociaux et constituent un manque à gagner considérable pour le budget de l’État et le financement de la protection sociale.
  11. Le niveau de la dette et la pression fiscale sont maîtrisées par un amendement du statut de la Cour des Comptes qui lui donne le droit de veto souverain interdisant une croissance de la dépense publique (État + Régions) supérieure à 50% du taux d’accroissement de la population d’âge actif.
  12. La signature, par les États européens, d’un Pacte fédérateur de la zone euro afin que naissent « Les États-Unis d’Europe » avant 2020. Le pacte doit installer un processus irréversible permettant de réaliser l’union économique intégrée, pendant indispensable à l’union monétaire.

Il ne vous reste plus qu’à offrir une copie de ce livre à votre député et à l’inviter à travailler pour que tout ceci ne reste pas un effort intellectuel vain.

Merci de m’avoir lu jusqu’ici.

Signez l’initiative citoyenne européenne en faveur du revenu de base

J’ai déjà parlé du revenu de base à plusieurs reprises alors je ne vais pas revenir là dessus… si vous ne savez pas ce dont il s’agit, je vous invite à visiter revenudebase.info.

Il y a en ce moment une initiative citoyenne européenne qui collecte des signatures pour inviter notre classe politique à étudier la question du revenu de base. Nous sommes loin de l’objectif de 1 million de signatures et il reste moins de 3 mois alors il devient urgent de se mobiliser pour signer et inviter toutes nos connaissances à signer.

Cliquez sur l’image ci-dessous pour aller sur la page de signature et suivez les instructions (cela nécessite de saisir le numéro de sa carte d’identité nationale, mais pas d’inquiétudes, tout cela est sécurisé et ne sortira pas des serveurs de la commission européenne) :

revenu-base-ice-logo

Merci d’avance !

Si j’étais président…

Cet article s’adresse à tous les hommes politiques qui vont diriger la France dans les prochaines années, aussi bien de gauche que de droite. Le changement a été un leitmotiv dans ces dernières élections… mais le changement qu’il faut à la France doit aller bien plus loin que les promesses faites dans la campagne.

Les thèmes que je vais aborder n’ont pas été au cœur de la dernière campagne présidentielle, mais il n’en reste pas moins qu’ils sont essentiels. Les hommes et femmes politiques qui auront le courage de mener ces réflexions et de faire évoluer notre pays, auront toutes les chances de rentrer dans l’Histoire.

Je réfléchirai à la réforme du système monétaire

L’effondrement du système financier international est à la une des médias et tout le monde suit cela comme un feuilleton à rebondissements. Personne ne s’interroge sur comment on en est arrivé là. Ou alors les explications données sont bien superficielles…

Pourtant le problème est systémique. Peu de personnes savent que l’argent en circulation est en réalité de l’argent dette. Chaque fois qu’une banque accorde un crédit, l’argent correspondant est créé. Malheureusement l’argent nécessaire pour rembourser les intérêts du crédit, lui n’est pas créé. Il faut donc le prendre sur l’argent déjà en circulation (et qui provient donc de crédits d’autres personnes/entreprises/états). Au final, pour que le système fonctionne correctement, il faut une masse monétaire en augmentation régulière.

Ainsi donc lorsque les banques arrêtent d’accorder de nouveaux crédits, elles créent automatiquement les conditions pour qu’une parties des créditeurs soient dans l’incapacité de rembourser leurs prêts. Les faillites deviennent inéluctables et le chômage s’envole.

Face à ces problèmes récurrents, il faut travailler à un nouveau système en gardant à l’esprit que l’argent est un outil au service de l’homme (dont l’objectif est de faciliter les échanger de services et de biens), et qu’on ne peut accepter la situation actuelle où la majorité de l’argent sert à auto-alimenter un système financier en déroute alors même que 10 à 20% des personnes n’ont même pas les moyens d’en gagner faute de travail rémunéré.

Je n’ai pas de solution miracle mais il me semble évident que les états (ou l’Euroland, la nouvelle Europe politique en gestation) doivent reprendre un rôle plus important dans le processus de création monétaire. Peut-être aussi faut-il changer les règles pour encourager la circulation de l’argent plutôt que sa thésaurisation. Le recours plus important à des monnaies alternatives est également une piste à explorer.

Quelques liens sur le sujet:

J’instaurerai le revenu de base

Le revenu de base est une évolution nécessaire de notre société. Il s’agit d’un revenu versé à chaque homme, femme, et enfant, et dont le montant doit leur permettre de se nourrir et de se loger.

Versé à tous les citoyens, quels que soient leur richesse ou leur condition sociale, ce revenu est un symbole d’égalité entre les hommes. Il encourage la création de familles et la vie en communauté, car le cumul des revenus de base et le partage des coûts d’un logement permet de vivre dans de meilleures conditions.

Ce revenu répond ensuite à une exigence de solidarité. Les gains de productivité et les progrès technologiques font que le plein emploi n’est qu’un souvenir des trente glorieuses. Il n’est plus nécessaire que tout le monde travaille pour assurer le minimum vital à toute la population. Et pourtant, sans ce revenu de base, travailler est le seul moyen de gagner l’argent nécessaire à sa propre survie. Il faut casser ce cercle vicieux qui nous a entraîné discrètement mais sûrement vers une société d’hyper-consommation, puisque consommer toujours plus a été le seul moyen que l’on a trouvé pour fournir du travail à une majorité de personnes (au détriment des ressources de la planète qui ont été pillées pour alimenter cette sur-activité).

Enfin, ce revenu répond à un besoin de liberté. Liberté de choisir son travail d’abord: lorsque nos besoins vitaux sont assurés, il n’y a plus de raison de prendre le travail comme un mal nécessaire. Les tâches ingrates devront être mieux rémunérées (ou alors être effectuées par des machines), sans quoi les gens préféreront utiliser leur temps à d’autres occupations. Liberté d’entreprendre également: créer son entreprise est est soudainement nettement moins risqué, puisque le revenu de base fournit l’assurance de pouvoir se relever d’une faillite.

Le France, si fière de sa devise « Liberté, Égalité, Fraternité », est le pays idéal pour mettre en place ce revenu de base et montrer le chemin au reste du monde. Une telle réforme modifiera profondément notre société, mais celle-ci sera enfin le reflet collectif de nos choix personnels. Lorsque les gens ne seront plus focalisés sur leur propre survie, ils pourront enfin s’attarder sur d’autres préoccupations comme les enjeux écologiques auxquels nous faisons face.

Bien sûr, une telle mesure coûterait très cher. Mais elle remplacerait avantageusement la majorités des aides existantes, y compris la retraite, et pourrait aussi être partiellement financée par la création monétaire si l’état en reprenait le contrôle. Il s’agit plus d’une question de volonté politique que d’autre chose.

Quelques liens sur le sujet:

Je changerai le mode d’élection

Nos institutions politiques sont vieillissantes et une sixième république est une nécessité. Bien des changements sont souhaitables, mais je n’aborderai qu’un seul changement dans cet article: le mode de scrutin pour les différentes élections.

À chaque élection la question du « vote utile » revient. Faut-il voter le parti dont on se sent le plus proche qui n’a pas que peu de chances de gagner, ou bien faut-il choisir un gros parti à l’idéologie pas trop éloignée pour s’assurer que ce dernier sera bien représenté au deuxième tour ? Cette question ne devrait pas avoir lieu d’être. Il faut donner le moyen aux Français de voter selon leurs convictions réelles, et il faut que le vainqueur de l’élection soit le candidat le plus consensuel.

Fort heureusement, cela existe déjà et c’est employé par de plus en plus de structures associatives. Cela s’appelle le vote de Condorcet. Au lieu de ne choisir qu’un seul candidat, les électeurs classent les candidats par ordre de préférence. Il suffit d’un tour pour identifier un vainqueur. Bien entendu, le décompte des votes est un peu plus compliqué mais nous sommes en 2012 et l’informatique rend cela relativement aisé (tout en offrant à chaque citoyen la possibilité de vérifier si son vote a correctement été pris en compte).

Je préparerai les jeunes à être des adultes responsables et impliqués

Si l’on veut changer le monde, il faut changer les gens. C’est une mission de longue haleine qui se joue essentiellement à l’école. En effet, c’est à l’école que revient la lourde charge de préparer nos enfants à faire face aux défis de demain… et ces défis sont multiples, il ne s’agit pas simplement d’avoir les compétences nécessaires pour trouver un travail.

Il s’agit d’être de bons citoyens capables de prendre des décisions averties. Ils vont devoir élire des dirigeants sur des programmes économiques, sociaux et politiques. Il est donc impératif que tout un chacun ait des connaissances minimum sur l’ensemble de ces sujets. J’ai fait des études jusqu’au niveau ingénieur et pourtant on ne m’a jamais appris le mécanisme de création monétaire!

Il s’agit d’être de bons consommateurs. Ou plutôt des consomm-acteurs comme on dit de nos jours. Si tout le monde était convaincu d’avoir un réel pouvoir en sélectionnant attentivement ce qu’ils achètent (ex: électroménager garantie 20 ans, produits bio et locaux, etc.), le paysage économique serait différent.

Il s’agit d’être prêt a gérer une multitude de responsabilités comme fonder une famille, créer une entreprise ou diriger une association. Pour cumuler ces rôles avec succès, il y a des outils et des méthodes d’organisation, l’école devrait les présenter pour que chacun puisse choisir le mode de fonctionnement qui lui convient.

Enfin et surtout, il s’agit de s’assurer que chaque enfant ait pu donner un sens à sa vie. Leur épanouissement ne sera total que s’ils peuvent s’engager dans un travail ou dans une direction en adéquation avec leur sensibilité personnelle.

J’évaluerai l’efficacité de mon travail avec le baromètre du bonheur des Français

J’aurai à cœur que chaque citoyen trouve sa place dans la société et soit heureux de la contribution qu’il apporte. La plupart des statistiques (côtes de popularité, taux de chômage, croissance, PNB, etc.) sont bien insignifiantes lorsque le bien-être de ses concitoyens est l’objectif essentiel. Prenons exemple sur le Bhoutan et son indice du Bonheur national brut

Et si on parlait du revenu de base ?

Ces derniers temps ont été très agités socialement… tout cela pour 2 années supplémentaires avant l’âge officiel de la retraite. Franchement je ne vois pas là dedans un motif de descendre dans la rue.

Je serai plus disposé à le faire pour une vraie avancée sociale : le dividende universel ou le revenu de base. Il s’agit d’un revenu fixe donné à tout le monde sans conditions, ce revenu doit être suffisant pour se loger et se nourrir. Évidemment cette proposition est difficile à financer, mais cela rend caduques la retraite, le chomâge, les allocations familiales et le RSA/RMI. Et si l’on veut la financer, on le peut, c’est juste une question de volonté politique.

Quel est l’intérêt de ce revenu de base ? Rendre la liberté à chaque individu et remettre l’économie au service des gens plutôt que l’inverse. Les travaux dégradants que personne ne veut faire seraient automatiquement revalorisés, les entrepreneurs seraient plus nombreux car une faillite n’entraîne pas une situation précaire, les familles sont favorisées car elles cumulent plusieurs revenus de base, et chacun est libre d’apporter ce qu’il veut à la société. Les implications sont nombreuses et certaines poseront des problèmes, mais l’économie se transformerait pour y répondre.

Un film suisse (« Grundeinkommen ») présente la proposition et répond aux critiques les plus communes. Ce film a été traduit en Français, et je vous invite à le visionner sur www.revenu-de-base.org, il est fort instructif. Faites-le maintenant ou notez-le vous dans votre liste de choses à faire.

J’aime particulièrement l’introduction : nos ancêtres ont travaillé dur pour augmenter la productivité afin que l’on puisse travailler moins aujourd’hui. Mais en fait on ne travaille pas moins. Tout le monde doit travailler pour subvenir à ses propres besoins alors même que nos besoins essentiels ne nécessitent plus que tout le monde travaille. Il est temps de laisser les gens choisir s’ils veulent travailler pour avoir plus de revenus ou s’ils préfèrent utiliser leur temps à d’autres activités dont certaines sont sûrement tout aussi utiles (sinon plus) à la société sans pour autant être rémunérées (bénévolat dans les associations, éducation correcte des enfants, développement de logiciel libre pour un cas qui me concerne de plus près, etc.).

Pour conclure, j’aimerai faire remarquer que pas un seul parti politique français n’a entamé de réflexion à ce sujet. Alors qu’en Allemagne, en Suisse et en Autriche, le sujet a au moins été évoqué. On entend déjà parler des élections présidentielles de 2012, j’espère que nous saurons faire de cette proposition un élément du débat politique car il s’agit là d’une question de société essentielle.

PS: Certains proposent d’utiliser l’accroissement de la masse monétaire pour financer ce revenu de base et faire ainsi d’une pierre deux coups. Cela permettrait de se débarrasser du problème de la création monétaire par la dette en remettant la création monétaire sous le contrôle de l’état.

Y a du changement dans l’air !

Si vous consultiez occasionnellement mon blog, vous vous demandez peut-être où sont partis tous les articles traitant de logiciel libre et de Debian… et bien ils sont sur leur sites dédiés :

Des redirections sont en place pour les URLs des articles déjà publiés ainsi que pour les flux RSS les plus populaires. Ce site ne subsiste que pour répondre à mon besoin de partager certains événements de ma vie privée (j’aime bien parler de badminton par exemple) ou pour exprimer des opinions sur des sujets n’ayant pas grand chose à voir avec les logiciels libres (politique, économie, …).

Cette séparation de mon blog a été l’occasion pour moi de passer à WordPress 3.0 (avec l’option multisite introduite dans cette version) et d’essayer le nouveau thème fourni en standard, il sera sûrement personnalisé plus tard. D’autres changements (sur le fond) sont à venir mais j’en parlerai en temps voulu sur les blogs en question.

D’ici là je vous attends avec impatience sur mes nouveaux sites !

Adieu papa, bienvenue Baptiste

Il y a des périodes de la vie où beaucoup de choses changent brusquement, l’année de mes 30 ans en fait partie. D’abord mon fils Baptiste est né le 13 décembre 2009 et maintenant mon père André est décédé le 30 janvier 2010.

Papa tenant Baptiste

Papa est mort d’un cancer des poumons (à petites cellules), 16 mois après le diagnostic de la maladie. Malgré une première chimiothérapie fructueuse, le cancer est réapparu seulement 3 mois après. Aucune des chimio ultérieures n’a réussi à faire régresser le cancer, tout juste à ralentir sa progression. Il était hospitalisé depuis 3 semaines, étant devenu trop faible pour se déplacer seul dans la maison familiale. Il est mort en dormant, il s’est simplement arrêté de respirer.

Papa était apprécié de tout le monde, il était bon-vivant et avait le contact facile. En témoignent les 500 cartes de condoléances que nous avons reçues. Le président du cercle d’histoire de Hésingue (duquel papa était un membre très actif) a même rédigé un article publié dans les DNA et dans l’Alsace pour rendre hommage à son implication dans le milieu associatif (l’article oublie cependant sa participation au sein de la Ligue pour la Protection des Oiseaux).

La semaine de 4 heures

Couverture de La semaine de 4 heures

Je vous propose à nouveau une lecture pour cet été, ca parle de vacances mais pas seulement…

Thimoty Ferriss s’appuie sur sa propre expérience pour expliquer comment tout un chacun peut essayer de devenir un « Nouveau Bienheureux », une de ces personnes qui profitent de la vie maintenant au lieu de se contenter d’une perspective de retraite encore lointaine. Partant de là, il nous invite à réfléchir sur nos rêves et sur ce que nous souhaitons réellement réaliser dans la vie. Une étude détaillée de ces derniers nous apprend qu’ils ne sont souvent pas si inaccessibles que nous voulons bien le croire. Simplement notre mode de vie et nos préjugés nous empêchent de les considérer comme réalistes. De plus, leur coût paraît souvent rédhibitoire.

L’auteur entreprend donc de nous guider pas à pas pour résoudre ces différents problèmes. Il remet en cause notre mode de vie et nous incite à devenir propriétaire d’une entreprise dont l’objectif ultime est d’assurer le financement de nos rêves tout en ne nécessitant qu’un minimum de travail. Les chapitres se succèdent pour expliquer les modalités : trouver une idée de produit à marge importante, automatisation de tout ce qui peut l’être, externalisation du reste… le tout saupoudré de conseils concrets pour obtenir une efficacité maximum. Efficacité d’autant plus importante lorsque l’on est salarié, et qu’il faut être meilleur que ses collègues pour mettre toutes les chances de son côté en vue d’une négociation d’un accord de télétravail. En effet, la mobilité fait partie intégrante de l’art de vivre des nouveaux bienheureux. Le livre se termine sur des conseils pratiques pour organiser ses voyages et profiter pleinement des nombreuses mini-retraites que ce nouveau mode de vie rend désormais possibles.

En achetant ce livre, je n’en attendais pas grand chose… je suis habitué aux livres de boursicotage faisant miroiter des perspectives alléchantes mais dont la mise en œuvre est très délicate pour ne pas dire impossible. J’ai pourtant été agréablement surpris, ce livre ne se concentre pas uniquement sur la partie entrepeneuriale du projet, il distille des conseils applicables à tous et nous pousse à remettre en cause notre situation… certaines de ses recommandations recoupent d’ailleurs les principes énoncés dans Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent. Ayant lu la semaine de 4 heures avant ce dernier, les réflexions de Thimoty Ferriss ont réellement attisé un désir de réfléchir sur ma situation et mon mode de vie.

Travailler quatre heures par semaine n’est pas réaliste pour tout le monde, mais tout le monde a la possibilité de changer son mode de vie pour l’améliorer et ce genre de livres est là pour nous le rappeler.

Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu'ils entreprennent

Couverture les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu'ils entreprennent

Bien que le titre laisse craindre un énième livre avec des recettes miracles, il n’en est rien. Le terme d’habitude signale simplement qu’il est important d’assimiler les principes énoncés pour que les mettre en œuvre devienne naturel. Ces principes ne sont pas des recettes mais des lignes directrices qui doivent nous guider dans chacun de nos choix pour tirer le meilleur de nous-mêmes et des autres. Voici un bref résumé.

Habitude 1 : soyez proactifs

De choix il est justement question dans la première habitude. Celle-ci nous explique en effet qu’à chaque « stimulus » nous pouvons choisir notre réaction. Ainsi, lorsqu’un événement nous énerve ou nous agace, il en va ainsi parce que nous l’avons choisi. Bien souvent la société ou notre entourage nous fournit des réactions toutes faites (et dans ce cas nous ne faisons pas réellement usage de notre possibilité de choisir), mais elles ne sont que rarement en concordance avec nos objectifs personnels.

Habitude 2 : sachez dès le départ où vous voulez aller

La deuxième habitude s’attache justement à définir nos objectifs personnels. L’auteur nous invite à nous projeter dans le futur le plus lointain possible : « que voulez-vous qu’on dise de vous le jour de votre décès ? ». Ainsi pour chaque rôle que l’on assume (employé, parent, ami, membre d’une association, etc.), il faut trouver des objectifs qui nous motivent réellement et dont on serait fier. Puis il faut les formaliser dans un énoncé de mission personnel. Cette capacité à se projeter dans le futur et à imaginer les conséquences de ses actes est le fondement de cette habitude. Les choix quotidiens sont plus faciles à faire si l’on sait où l’on va.

Habitude 3 : donnez la priorité aux priorités

La troisième habitude nous aide à gérer notre temps. Nous avons tous des longues listes de choses à faire et il est facile de se laisser submerger malgré une organisation méthodique. L’auteur nous invite à évaluer toutes les tâches selon deux axes, l’urgence et l’importance. La première s’évalue selon le délai disponible et la seconde selon la contribution de la tâche à nos objectifs personnels. À partir de là, il faut consacrer son temps aux tâches importantes (qu’elles soient urgentes ou non) et limiter le temps alloué aux tâches non-importantes. Il est important de passer du temps sur les tâches importantes non-urgentes car celles-ci contribuent généralement à l’amélioration de la situation à long terme (ex : prévenir les problèmes au lieu de les gérer).

Ces trois premières habitudes sont centrées sur l’individu et permettent normalement à tout un chacun de mieux appréhender sa vie. Mais la vie humaine se conçoit avant tout en société, c’est pourquoi les trois habitudes suivantes concernent les relations avec les autres.

Habitude 4 : pensez gagnant/gagnant

La quatrième habitude nous invite à dépasser les situations inutilement manichéennes. Lorsqu’une décision ne convient pas à l’une des parties, il est souvent possible de prendre une autre décision qui convienne à tout le monde. Il ne s’agit pas forcément de compromis : une fois les attentes de chacun clairement formulées, notre imagination peut trouver des solutions inattendues. Enfin, en dernier recours, on peut aussi envisager le statu-quo pour éviter de faire un perdant.

Habitude 5 : cherchez d’abord à comprendre, ensuite à être compris

La mise en œuvre de la 4ème habitude requiert une volonté de satisfaire les attentes des autres et cette 5ème habitude en est un prolongement naturel. L’écoute par empathie suppose d’aller dans le sens de son interlocuteur pour mieux connaître son mode de pensée, le paradigme dans lequel il évolue. Cela permettra aussi de formuler nos attentes de manière à ce qu’elles résonnent plus dans son esprit.

Habitude 6 : profitez de la synergie

La sixième habitude nous laisse miroiter des perspectives aussi intéressantes qu’inattendues. Créer des situations synergiques nécessite que les différents participants aient bien acquis les principes 4 et 5 et qu’ils se fassent confiance pour trouver collectivement une solution innovante. En effet, un processus de création synergique est dirigé par tout le monde et personne à la fois, il est donc difficile de prévoir les résultats mais ils sont bien souvent meilleurs qu’espérés car l’ensemble forme un tout bien plus important que la somme des parties.

Habitude 7 : aiguisez vos facultés

Enfin, la septième et dernière habitude est probablement une des plus importantes. Elle nous rappelle que nous devons chercher un équilibre conjuguant le physique, le mental, le social et le spirituel. Nous ne pouvons aller de l’avant que si nous le voulons et cela n’est possible que si l’on est bien dans sa peau. Il est donc important de passer du temps à s’entretenir physiquement, à apprendre de nouvelles choses, à faire le point sur ses objectifs, c’est un investissement sur soi-même — le plus rentable qui soit.

Avis personnel

Je ne saurai que vous recommander ce livre de Stephen R. Covey. En le lisant je me demandais pourquoi notre éducation à l’école ne passait pas par la lecture de ce genre de témoignages, tant il me semble que ce livre peut aider à se forger une identité et à donner du sens à nos vies. Quoi qu’il en soit, même si l’on n’adhère pas forcément à cette vision des choses, l’exploration de ces principes reste intéressante, d’autant plus qu’ils sont agrémentés d’exemples très concrets.

Droits d'auteur sur les ebooks

Nous sommes au balbutiement du marché des livres électroniques, et à ce titre les auteurs doivent faire attention aux contrats que les éditeurs veulent leur faire signer.

Il n’est pas difficile de comprendre que la diffusion électronique d’une œuvre est sans comparaison possible avec celle d’un livre papier : il n’y a pas de coût d’impression (15% du prix d’un livre), il n’y a pas de stock et donc un risque financier nettement moindre pour l’éditeur, la distribution se fait plus facilement en direct sur Internet, et même si des revendeurs tiers intervenaient, ils n’ont plus de raison de demander 40 à 50% de remise sur le prix public (10 à 15% suffirait à dégager une marge).

Il faut donc insister pour que la rémunération sur les livres électroniques soit à la hauteur de ces économies. On peut écouter les arguments des éditeurs pour refuser ce changement dans la rémunération des auteurs, mais cela ne traduit que leur frilosité face à l’inconnu, la peur de scier la branche sur laquelle ils sont assis. Et pourtant, ils vont devoir y venir, sinon d’autres le feront à leur place. Le monde de l’édition est en pleine mutation, et comme souvent, seuls ceux qui savent s’adapter prospéreront.

Parmi ceux qui ouvrent la voie, j’aime citer François Bon avec son initiative Publie.net, ou encore The Pragmatic Programmers pour l’édition de livres techniques sur l’informatique. Mais chez les grands éditeurs (Français au moins) tout reste à faire… je salue tout de même l’initiative d’Eyrolles qui propose leurs ouvrages sans DRM sur Izibook (avec une différence de prix substantielle en général).

Pour ceux qui ont besoin d’éléments concrets à opposer à leur éditeur, la « Guilde des auteurs » (association américaine défendant les intérêts des auteurs) indique clairement sur sa page concernant les droits électroniques que le partage des gains à 50/50 est en passe de devenir le standard :

Although electronic publishing is still an evolving industry without clear standards, not long ago, Random House announced an intention to evenly split ebook sales revenue with authors. Before this announcement, Random House had been offering authors royalties of no more than 15% of the retail price of an ebook. Many other publishers, including Harper Collins, have started to offer a 50-50 split of net proceeds also. Therefore, you should negotiate to receive no less.

Ca va couper

À voir. Pendant que la loi Hadopi fait son chemin législatif et nous rapproche toujours plus d’une France qui surveille les activités de tous ses citoyens (comme la Chine, oui), l’UFC Que Choisir essaie au moins de médiatiser la problématique en espérant que les hommes politiques reviennent sur Terre plutôt que de céder aux lobbies financiers qui sont derrière toutes ces lois répressives.

Ce triste constat a également été fait par Lawrence Lessig, grand défenseur de la culture libre aux États-Unis, c’est pourquoi il tourne désormais ses efforts vers la lutte contre la corruption avec son initiative Change Congress. N’y a t’il pas d’initiative similaire en France ?

Quand je parle d'autre chose que de logiciel libre