Et si on parlait du revenu de base ?

Ces derniers temps ont été très agités socialement… tout cela pour 2 années supplémentaires avant l’âge officiel de la retraite. Franchement je ne vois pas là dedans un motif de descendre dans la rue.

Je serai plus disposé à le faire pour une vraie avancée sociale : le dividende universel ou le revenu de base. Il s’agit d’un revenu fixe donné à tout le monde sans conditions, ce revenu doit être suffisant pour se loger et se nourrir. Évidemment cette proposition est difficile à financer, mais cela rend caduques la retraite, le chomâge, les allocations familiales et le RSA/RMI. Et si l’on veut la financer, on le peut, c’est juste une question de volonté politique.

Quel est l’intérêt de ce revenu de base ? Rendre la liberté à chaque individu et remettre l’économie au service des gens plutôt que l’inverse. Les travaux dégradants que personne ne veut faire seraient automatiquement revalorisés, les entrepreneurs seraient plus nombreux car une faillite n’entraîne pas une situation précaire, les familles sont favorisées car elles cumulent plusieurs revenus de base, et chacun est libre d’apporter ce qu’il veut à la société. Les implications sont nombreuses et certaines poseront des problèmes, mais l’économie se transformerait pour y répondre.

Un film suisse (« Grundeinkommen ») présente la proposition et répond aux critiques les plus communes. Ce film a été traduit en Français, et je vous invite à le visionner sur www.revenu-de-base.org, il est fort instructif. Faites-le maintenant ou notez-le vous dans votre liste de choses à faire.

J’aime particulièrement l’introduction : nos ancêtres ont travaillé dur pour augmenter la productivité afin que l’on puisse travailler moins aujourd’hui. Mais en fait on ne travaille pas moins. Tout le monde doit travailler pour subvenir à ses propres besoins alors même que nos besoins essentiels ne nécessitent plus que tout le monde travaille. Il est temps de laisser les gens choisir s’ils veulent travailler pour avoir plus de revenus ou s’ils préfèrent utiliser leur temps à d’autres activités dont certaines sont sûrement tout aussi utiles (sinon plus) à la société sans pour autant être rémunérées (bénévolat dans les associations, éducation correcte des enfants, développement de logiciel libre pour un cas qui me concerne de plus près, etc.).

Pour conclure, j’aimerai faire remarquer que pas un seul parti politique français n’a entamé de réflexion à ce sujet. Alors qu’en Allemagne, en Suisse et en Autriche, le sujet a au moins été évoqué. On entend déjà parler des élections présidentielles de 2012, j’espère que nous saurons faire de cette proposition un élément du débat politique car il s’agit là d’une question de société essentielle.

PS: Certains proposent d’utiliser l’accroissement de la masse monétaire pour financer ce revenu de base et faire ainsi d’une pierre deux coups. Cela permettrait de se débarrasser du problème de la création monétaire par la dette en remettant la création monétaire sous le contrôle de l’état.

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Y a du changement dans l’air !

Si vous consultiez occasionnellement mon blog, vous vous demandez peut-être où sont partis tous les articles traitant de logiciel libre et de Debian… et bien ils sont sur leur sites dédiés :

Des redirections sont en place pour les URLs des articles déjà publiés ainsi que pour les flux RSS les plus populaires. Ce site ne subsiste que pour répondre à mon besoin de partager certains événements de ma vie privée (j’aime bien parler de badminton par exemple) ou pour exprimer des opinions sur des sujets n’ayant pas grand chose à voir avec les logiciels libres (politique, économie, …).

Cette séparation de mon blog a été l’occasion pour moi de passer à WordPress 3.0 (avec l’option multisite introduite dans cette version) et d’essayer le nouveau thème fourni en standard, il sera sûrement personnalisé plus tard. D’autres changements (sur le fond) sont à venir mais j’en parlerai en temps voulu sur les blogs en question.

D’ici là je vous attends avec impatience sur mes nouveaux sites !

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Adieu papa, bienvenue Baptiste

Il y a des périodes de la vie où beaucoup de choses changent brusquement, l’année de mes 30 ans en fait partie. D’abord mon fils Baptiste est né le 13 décembre 2009 et maintenant mon père André est décédé le 30 janvier 2010.

Papa tenant Baptiste

Papa est mort d’un cancer des poumons (à petites cellules), 16 mois après le diagnostic de la maladie. Malgré une première chimiothérapie fructueuse, le cancer est réapparu seulement 3 mois après. Aucune des chimio ultérieures n’a réussi à faire régresser le cancer, tout juste à ralentir sa progression. Il était hospitalisé depuis 3 semaines, étant devenu trop faible pour se déplacer seul dans la maison familiale. Il est mort en dormant, il s’est simplement arrêté de respirer.

Papa était apprécié de tout le monde, il était bon-vivant et avait le contact facile. En témoignent les 500 cartes de condoléances que nous avons reçues. Le président du cercle d’histoire de Hésingue (duquel papa était un membre très actif) a même rédigé un article publié dans les DNA et dans l’Alsace pour rendre hommage à son implication dans le milieu associatif (l’article oublie cependant sa participation au sein de la Ligue pour la Protection des Oiseaux).

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La semaine de 4 heures

Couverture de La semaine de 4 heures

Je vous propose à nouveau une lecture pour cet été, ca parle de vacances mais pas seulement…

Thimoty Ferriss s’appuie sur sa propre expérience pour expliquer comment tout un chacun peut essayer de devenir un « Nouveau Bienheureux », une de ces personnes qui profitent de la vie maintenant au lieu de se contenter d’une perspective de retraite encore lointaine. Partant de là, il nous invite à réfléchir sur nos rêves et sur ce que nous souhaitons réellement réaliser dans la vie. Une étude détaillée de ces derniers nous apprend qu’ils ne sont souvent pas si inaccessibles que nous voulons bien le croire. Simplement notre mode de vie et nos préjugés nous empêchent de les considérer comme réalistes. De plus, leur coût paraît souvent rédhibitoire.

L’auteur entreprend donc de nous guider pas à pas pour résoudre ces différents problèmes. Il remet en cause notre mode de vie et nous incite à devenir propriétaire d’une entreprise dont l’objectif ultime est d’assurer le financement de nos rêves tout en ne nécessitant qu’un minimum de travail. Les chapitres se succèdent pour expliquer les modalités : trouver une idée de produit à marge importante, automatisation de tout ce qui peut l’être, externalisation du reste… le tout saupoudré de conseils concrets pour obtenir une efficacité maximum. Efficacité d’autant plus importante lorsque l’on est salarié, et qu’il faut être meilleur que ses collègues pour mettre toutes les chances de son côté en vue d’une négociation d’un accord de télétravail. En effet, la mobilité fait partie intégrante de l’art de vivre des nouveaux bienheureux. Le livre se termine sur des conseils pratiques pour organiser ses voyages et profiter pleinement des nombreuses mini-retraites que ce nouveau mode de vie rend désormais possibles.

En achetant ce livre, je n’en attendais pas grand chose… je suis habitué aux livres de boursicotage faisant miroiter des perspectives alléchantes mais dont la mise en œuvre est très délicate pour ne pas dire impossible. J’ai pourtant été agréablement surpris, ce livre ne se concentre pas uniquement sur la partie entrepeneuriale du projet, il distille des conseils applicables à tous et nous pousse à remettre en cause notre situation… certaines de ses recommandations recoupent d’ailleurs les principes énoncés dans Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent. Ayant lu la semaine de 4 heures avant ce dernier, les réflexions de Thimoty Ferriss ont réellement attisé un désir de réfléchir sur ma situation et mon mode de vie.

Travailler quatre heures par semaine n’est pas réaliste pour tout le monde, mais tout le monde a la possibilité de changer son mode de vie pour l’améliorer et ce genre de livres est là pour nous le rappeler.

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Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu'ils entreprennent

Couverture les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu'ils entreprennent

Bien que le titre laisse craindre un énième livre avec des recettes miracles, il n’en est rien. Le terme d’habitude signale simplement qu’il est important d’assimiler les principes énoncés pour que les mettre en œuvre devienne naturel. Ces principes ne sont pas des recettes mais des lignes directrices qui doivent nous guider dans chacun de nos choix pour tirer le meilleur de nous-mêmes et des autres. Voici un bref résumé.

Habitude 1 : soyez proactifs

De choix il est justement question dans la première habitude. Celle-ci nous explique en effet qu’à chaque « stimulus » nous pouvons choisir notre réaction. Ainsi, lorsqu’un événement nous énerve ou nous agace, il en va ainsi parce que nous l’avons choisi. Bien souvent la société ou notre entourage nous fournit des réactions toutes faites (et dans ce cas nous ne faisons pas réellement usage de notre possibilité de choisir), mais elles ne sont que rarement en concordance avec nos objectifs personnels.

Habitude 2 : sachez dès le départ où vous voulez aller

La deuxième habitude s’attache justement à définir nos objectifs personnels. L’auteur nous invite à nous projeter dans le futur le plus lointain possible : « que voulez-vous qu’on dise de vous le jour de votre décès ? ». Ainsi pour chaque rôle que l’on assume (employé, parent, ami, membre d’une association, etc.), il faut trouver des objectifs qui nous motivent réellement et dont on serait fier. Puis il faut les formaliser dans un énoncé de mission personnel. Cette capacité à se projeter dans le futur et à imaginer les conséquences de ses actes est le fondement de cette habitude. Les choix quotidiens sont plus faciles à faire si l’on sait où l’on va.

Habitude 3 : donnez la priorité aux priorités

La troisième habitude nous aide à gérer notre temps. Nous avons tous des longues listes de choses à faire et il est facile de se laisser submerger malgré une organisation méthodique. L’auteur nous invite à évaluer toutes les tâches selon deux axes, l’urgence et l’importance. La première s’évalue selon le délai disponible et la seconde selon la contribution de la tâche à nos objectifs personnels. À partir de là, il faut consacrer son temps aux tâches importantes (qu’elles soient urgentes ou non) et limiter le temps alloué aux tâches non-importantes. Il est important de passer du temps sur les tâches importantes non-urgentes car celles-ci contribuent généralement à l’amélioration de la situation à long terme (ex : prévenir les problèmes au lieu de les gérer).

Ces trois premières habitudes sont centrées sur l’individu et permettent normalement à tout un chacun de mieux appréhender sa vie. Mais la vie humaine se conçoit avant tout en société, c’est pourquoi les trois habitudes suivantes concernent les relations avec les autres.

Habitude 4 : pensez gagnant/gagnant

La quatrième habitude nous invite à dépasser les situations inutilement manichéennes. Lorsqu’une décision ne convient pas à l’une des parties, il est souvent possible de prendre une autre décision qui convienne à tout le monde. Il ne s’agit pas forcément de compromis : une fois les attentes de chacun clairement formulées, notre imagination peut trouver des solutions inattendues. Enfin, en dernier recours, on peut aussi envisager le statu-quo pour éviter de faire un perdant.

Habitude 5 : cherchez d’abord à comprendre, ensuite à être compris

La mise en œuvre de la 4ème habitude requiert une volonté de satisfaire les attentes des autres et cette 5ème habitude en est un prolongement naturel. L’écoute par empathie suppose d’aller dans le sens de son interlocuteur pour mieux connaître son mode de pensée, le paradigme dans lequel il évolue. Cela permettra aussi de formuler nos attentes de manière à ce qu’elles résonnent plus dans son esprit.

Habitude 6 : profitez de la synergie

La sixième habitude nous laisse miroiter des perspectives aussi intéressantes qu’inattendues. Créer des situations synergiques nécessite que les différents participants aient bien acquis les principes 4 et 5 et qu’ils se fassent confiance pour trouver collectivement une solution innovante. En effet, un processus de création synergique est dirigé par tout le monde et personne à la fois, il est donc difficile de prévoir les résultats mais ils sont bien souvent meilleurs qu’espérés car l’ensemble forme un tout bien plus important que la somme des parties.

Habitude 7 : aiguisez vos facultés

Enfin, la septième et dernière habitude est probablement une des plus importantes. Elle nous rappelle que nous devons chercher un équilibre conjuguant le physique, le mental, le social et le spirituel. Nous ne pouvons aller de l’avant que si nous le voulons et cela n’est possible que si l’on est bien dans sa peau. Il est donc important de passer du temps à s’entretenir physiquement, à apprendre de nouvelles choses, à faire le point sur ses objectifs, c’est un investissement sur soi-même — le plus rentable qui soit.

Avis personnel

Je ne saurai que vous recommander ce livre de Stephen R. Covey. En le lisant je me demandais pourquoi notre éducation à l’école ne passait pas par la lecture de ce genre de témoignages, tant il me semble que ce livre peut aider à se forger une identité et à donner du sens à nos vies. Quoi qu’il en soit, même si l’on n’adhère pas forcément à cette vision des choses, l’exploration de ces principes reste intéressante, d’autant plus qu’ils sont agrémentés d’exemples très concrets.

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Droits d'auteur sur les ebooks

Nous sommes au balbutiement du marché des livres électroniques, et à ce titre les auteurs doivent faire attention aux contrats que les éditeurs veulent leur faire signer.

Il n’est pas difficile de comprendre que la diffusion électronique d’une œuvre est sans comparaison possible avec celle d’un livre papier : il n’y a pas de coût d’impression (15% du prix d’un livre), il n’y a pas de stock et donc un risque financier nettement moindre pour l’éditeur, la distribution se fait plus facilement en direct sur Internet, et même si des revendeurs tiers intervenaient, ils n’ont plus de raison de demander 40 à 50% de remise sur le prix public (10 à 15% suffirait à dégager une marge).

Il faut donc insister pour que la rémunération sur les livres électroniques soit à la hauteur de ces économies. On peut écouter les arguments des éditeurs pour refuser ce changement dans la rémunération des auteurs, mais cela ne traduit que leur frilosité face à l’inconnu, la peur de scier la branche sur laquelle ils sont assis. Et pourtant, ils vont devoir y venir, sinon d’autres le feront à leur place. Le monde de l’édition est en pleine mutation, et comme souvent, seuls ceux qui savent s’adapter prospéreront.

Parmi ceux qui ouvrent la voie, j’aime citer François Bon avec son initiative Publie.net, ou encore The Pragmatic Programmers pour l’édition de livres techniques sur l’informatique. Mais chez les grands éditeurs (Français au moins) tout reste à faire… je salue tout de même l’initiative d’Eyrolles qui propose leurs ouvrages sans DRM sur Izibook (avec une différence de prix substantielle en général).

Pour ceux qui ont besoin d’éléments concrets à opposer à leur éditeur, la « Guilde des auteurs » (association américaine défendant les intérêts des auteurs) indique clairement sur sa page concernant les droits électroniques que le partage des gains à 50/50 est en passe de devenir le standard :

Although electronic publishing is still an evolving industry without clear standards, not long ago, Random House announced an intention to evenly split ebook sales revenue with authors. Before this announcement, Random House had been offering authors royalties of no more than 15% of the retail price of an ebook. Many other publishers, including Harper Collins, have started to offer a 50-50 split of net proceeds also. Therefore, you should negotiate to receive no less.

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Ca va couper

À voir. Pendant que la loi Hadopi fait son chemin législatif et nous rapproche toujours plus d’une France qui surveille les activités de tous ses citoyens (comme la Chine, oui), l’UFC Que Choisir essaie au moins de médiatiser la problématique en espérant que les hommes politiques reviennent sur Terre plutôt que de céder aux lobbies financiers qui sont derrière toutes ces lois répressives.

Ce triste constat a également été fait par Lawrence Lessig, grand défenseur de la culture libre aux États-Unis, c’est pourquoi il tourne désormais ses efforts vers la lutte contre la corruption avec son initiative Change Congress. N’y a t’il pas d’initiative similaire en France ?

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Notre système monétaire et financier

Avec la crise financière internationale que nous connaissons, il est légitime de s’interroger sur ses causes et sur le fonctionnement de notre système monétaire et financier : c’est à ce moment là qu’on se rend compte que la majorité des personnes (moi y compris) n’est même pas capable de répondre à une simple question comme « D’où vient l’argent ? » ou « Combien y a t’il d’argent en circulation ? ».

Personnellement, je suis boursicoteur depuis de nombreuses années et je considère être relativement bien informé dans le domaine de la finance mais j’ai tout de même été estomaqué par ce que j’ai appris dans le petit film documentaire nommé « L’argent dette » de Paul Grignon. Il dure 52 minutes mais cela vaut vraiment le coup de les prendre pour rattraper les leçons d’économie que l’on n’a pas eues au lycée!


L’Argent Dette de Paul Grignon on Vimeo.

Il y a (à la fin) des éléments qui poussent à nous interroger sur ce que pourrait être notre modèle de société si on revenait en arrière sur la décision bizarre que nos gouvernement ont prise de ne plus créer d’argent mais de l’emprunter à des banques privées. J’aimerai beaucoup avoir des réactions de la part de personnes qui ont réfléchi à cette problématique et qui ont identifié des problèmes (autre que l’inflation) dans un modèle où le gouvernement gérerai la création de l’argent et son injection dans la société.

Note: l’adaptation française du documentaire est dûe à Bankster. On trouve sur ce site du contenu nettement moins crédible que la vidéo mentionnée, notamment tout ce qui concerne la théorie du complot des banquiers pour s’approprier le monde.

Compléments : Ceux qui préfèrent la lecture peuvent consulter la page de Wikipédia sur la création monétaire. On y retrouve les éléments exposés dans la vidéo comme l’effet multiplicateur du crédit et l’on apprend que les réserves obligatoires ne sont que de 2% dans la zone Euro. L’avantage financier que constitue l’encaissement des intérêts sur de l’argent créé s’appelle le seigneuriage et bénéficie aux banques commerciales pour l’argent dette alors qu’il pourrait bénéficier à l’État et donc à la société si on le souhaitait. Un économiste Français, prix nobel d’économie en 1988, a d’ailleurs déjà réfléchi à ces possibilités : Maurice Allais propose une réforme profonde de la fiscalité dans un de ses nombreux livres. On trouve donc amplement matière à réflexion et l’on peut regretter que les débats politiques n’abordent jamais toutes ces questions autrement plus importantes que le débat sur la durée du travail ou autres détails politiques qui peuvent accaparer l’attention des médias.

Compléments du 27/10/2008 : l’émission Arrêt sur images s’est attardée sur cette vidéo et détaille quelques erreurs factuelles (sur l’histoire de l’orfèvre) ainsi que des points oubliés ou peu mis en avant comme la destruction monétaire associée au remboursement du prêt. Alexandre Delaigue, professeur d’économie, revient sur sa participation à cette émission dans son blog (Econoclaste).

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Arnaque boursière sur netnetnet.tv par Artemis Financial

(English-speaking readers, please see at the end of the article)

Il est déjà habituel de se faire spammer par des recommandations d’acheter telle ou telle action. Je viens de me faire spammer téléphoniquement pour la même raison. J’avais répondu par téléphone il y a quelques semaines à une pseudo-étude internationale pour je ne sais quelle banque. Ca y est j’étais classé comme « boursicoteur » (je peux facilement faire le lien entre les deux appels car dans les deux cas c’est un numéro de téléphone suisse qui a été utilisé pour me joindre – numéro qui ne me sert qu’à un usage professionnel).

Aujourd’hui on m’a rappelé pour me proposer un super deal de boursicoteur. Une jeune dame, à l’anglais parfait, se présente comme travaillant pour une société hongroise et m’indique quelques exemples d’investissements que ses clients ont eu la chance de faire. Elle m’indique que je suis privilégié et que je peux avoir l’opportunité de faire pareil. Je fais comprendre que je ne suis pas intéressé par payer pour recevoir des conseils boursiers et me répond qu’il n’est pas question de cela et que je déciderai par moi même en toute indépendance. Je sens l’arnaque depuis le début, mais je la laisse me raconter son histoire. Après tout, j’étais curieux d’en savoir plus sur comment on s’y prend pour arnaquer les gens.

Tout commence par NetNetNet.Tv, cette société (côté sur le marché allemand) serait promis à un bel avenir et elle m’explique pourquoi: un de ses actionnaires majoritaires est GSBC (Global Satellite Broadcasting Corporation). Cet actionnaire est détenteur d’un brevet sur des « Smart Screen » (des écrans géants diffusant de la pub et avec lesquels on peut interagir via téléphone portable). Il a déjà donné une licence pour ce produit à une société appelé Focusmedia et cette société côtée sur le NASDAQ (le marché américain des valeurs technologiques) aurait fait un parcours boursier spectaculaire passant de 9$ à 39$ en quelques années grâce à l’implantation de plein de ces écrans en Chine. Il est donc évident que NetNetNet.tv est promis au même avenir. L’anticipation est que l’action qui côte actuellement 4,55€ passera au delà de 20€ sous douze mois.

Jusque là, c’est un discours qui se tient, et l’on me promet que je pourrai vérifier les infos et les chiffres.

Mais voilà, cette action est tellement une bonne affaire qu’il est presque impossible d’en avoir sur le marché. Heureusement la société qui emploie mon interlocutrice a réussi à négocier avec un des dirigeants de NetNetNet.tv et a pu racheter pour 20 millions de dollars d’actions au prix de 4€ (le prix de l’introduction en bourse). Grâce à Artemis Financial, je vais pouvoir investir dans cette société à 4€ l’action au lieu de 4,55€ sur le marché, mais je ne dois pas regarder ce petit gain immédiat mais viser le moyen terme avec ses alléchants +400%.

Ca y est, je l’ai ma preuve de l’arnaque! Si l’on sait que l’action va passer de 4€ à 20€ en douze mois, pourquoi diable la vendre à 4€ ? J’ai fait remarquer cela à mon interlocutrice.
Elle me répond qu’ils en gardent un peu pour eux et évite soigneusement ma question. Je lui demande alors les liens et informations qu’elle m’a promis.

À sa demande, j’ouvre mon navigateur web et elle me fait naviguer vers un PDF du site NetNetNet.tv qui doit contenir plein d’informations intéressantes et utiles. Je dois ensuite utiliser Google pour faire une recherche « netnetnet.tv gsbc » et le 7ème lien doit être le bon, elle me donne le titre, il ne correspond pas (pas de chance mes préférences google perturbent la recherche).

Comme si tout ce que renvoyait Google était vrai! Les résultats renvoient plein de traductions (à la Altavista Translate) d’un communiqué de cette GSBC. Ne voyant qu’elle n’arrive pas à grand chose avec moi, elle coupe court à la discussion sous prétexte d’un appel urgent et me laisse ses coordonnées (Bridgit Lynn et un numéro de téléphone qui correspond à celui indiqué sur la page web d’Artemis Financial) et récupère mon email pour m’envoyer un dossier (PDF et PDF). Fin de la conversation.

Quelques rapides recherches semblent indiquer une volonté de masquer l’origine réelle:

  • l’entrée whois de artemis-financial.com nous informe que DomainsByProxy.com a été utilisé pour enregistrer le domaine (bizarre pour une institution financière!)
  • l’en-tête du courrier e-mail que j’ai reçu n’indique aucune adresse IP en Bulgarie. La première IP visible (rs32.luxsci.com, 65.61.166.73) correspond à un serveur hébergé chez RackSpace.

Bref, je ne peux pas trier le bon grain de l’ivraie dans toutes ces infos, mais une chose est sûre: les Suisses (et autres) qui se font contacter par Artemis Financial pour investir dans NetNetNet.tv feraient bien de se méfier. Je ne sais pas s’il y a des autorités (suisses ou autres) qu’il serait bon de prévenir, en tout cas il m’a semblé utile de mettre cette information en ligne au cas où d’autres personnes (moins méfiantes) se font tenter par l’appât d’une plus-value impressionnante et rapide. Les méthodes de Artemis Financial relèvent de l’arnaque et même si je n’en ai pas de preuves formelles (je ne vais pas essayer!), il y a quelque chose de pas net derrière tout cela.

Mise à jour du 04 septembre: Une autre dame de Artemis Financial m’a rappelé et ce coup-ci j’ai refusé de discuter mais la discussion commençait sur le fait que l’action a fait un bond formidable de 10% depuis le dernier appel et que cela cachait de très bonnes nouvelles ! J’ai regardé les graphiques boursiers et les volumes sont ridiculement faibles sur cette action, un achat de 4000 actions (soit 20 KEUR à peine) a suffit à générer cette hausse. Essayez de vendre le même volume et vous obtenez le parcours inverse…


For english-speaking readers who might find this article over Google, this article is meant to warn people contacted by « Artemis Financial, Hungary ». Their offer to invest in NetNetNet.tv really looks like a swindle. Don’t trust blindly information that you might find by looking at the results of the Google searches that they recommend you.

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Politique de dégroupage chez Free

Depuis l’année dernière je suis propriétaire d’une maison sur la commune de La Talaudière. Auparavant j’étais à Saint-Etienne (et en zone dégroupée). En achetant j’ai pris soin de consulter les cartes de dégroupage, et La Talaudière devait à l’époque être dégroupée au deuxième semestre 2006.

Finalement la ville a été dégroupée au courant de janvier 2007… mais pas moi. La majeure partie de la ville dépend du répartiteur LTA42 mais moi je dépends de MOL42, un répartiteur attaché à la zone industrielle de la ville. Depuis les cartes de dégroupage de Free ne cessent de changer pour afficher dégroupage premier semestre 2007 puis deuxième semestre 2007.

Évidemment les statistiques sont moins intéressantes sur ce répartiteur, 2000 lignes seulement (contre 7000 sur LTA42) et sûrement une majorité d’entreprises (qui ne sont pas la cible de Free). J’ai alors essayé de me renseigner pour savoir si oui ou non ce répartiteur sera dégroupé un jour… évidemment peine perdue, du moins en passant par les hotlines habituelles.

Connaissant quelques personnes travaillant chez Free, j’ai essayé de glaner des informations et la seule chose intéressante que j’ai apprise est qu’il y aurait des DSLAM de plus petites capacité en préparation (200 lignes au lieu de 1000) qui coûtent moins cher et qui pourraient convenir pour ce genre de répartiteur (à condition qu’il soit fibré, ce qui est le cas puisque tous les répartiteurs de la Loire l’ont été par LOTIM). Tous mes demandes d’informations (même chez Freenews, pourtant souvent prompts à s’intéresser aux problèmes des Freenautes) sont restées veines jusqu’à présent. Et ce n’est pas faute d’être constructif, je suis allé jusqu’à demander combien de foyers doivent être recrutés sur ce répartiteur pour que le dégroupage soit économiquement viable pour Free.

Mais non, silence radio. Donc je continue patiemment d’attendre, j’ai un excellent débit en IP/ADSL (meilleur que certains dégroupés éloignés que je connais) mais je n’ai pas le droit à la télévision ni aux dernières innovations… celles-là même dont Free fait la promo dans la newsletter qu’ils viennent d’envoyer. Une newsletter séparée pour les dégroupés et les non-dégroupés serait peut-être la bienvenue. :-)

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